La Guerre des Clans
Bienvenue à toi... Tu n'es pas arrivé ici par hasard, nous t'attendions pour prendre part à cette grande aventure. Fidèle, Rebelle... Tu peux faire pencher la balance en un simple clic.

Actuellement, énormément de postes importants à pourvoir...


La guerre des clans fait son retour. Vous êtes en pleine Renaissance : les dragons sont aux mains des Fidèles qui asservissent le peuple. Pourtant, les descendants rebelles que l'on croyait disparus sont prêts pour cette nouvelle bataille.
 
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 Promenade dans les jardins [PV Daleg]

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Nathalia Gaviria
Reine Fidèle
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MessageSujet: Promenade dans les jardins [PV Daleg]   Dim 28 Aoû - 23:54

Que le temps lui semblait long maintenant que les jeux de guerre n'occupaient plus son esprit. Elle avait délégué les tâches militaires à son protégé de même que son titre de chef de l'armée. Désormais, elle n'avait plus qu'à s'assurer du roulement de l'économie et administrer les dossiers en lien avec la justice. Alors qu'elle avait passée les siècles derniers seule, la reine Nathalia avait décidé de s'entourer de d'autres têtes pour lui conseiller. Mais ce rôle auprès d'elle n'était jamais évident car la reine était reconnue pour ne pas emprunter le chemin de la majorité lorsqu'il lui semblait ardu à parcourir. Ses visions n'étaient parfois pas les mêmes que les autres et elles s'étaient toujours avérées bonnes pour le royaume et cela n'avait d'égale que sa patience qui s'était assagit. Le siècle qui venait de s'écouler, Nathalia ignorait si elle devait le prendre comme bénéfique ou fatale. Certes depuis l'annihilation des rebelles, le royaume était redevenu rentable et le commerce avait permis à certains de se sortir de la misère. Mais cela avait été immédiatement enraillé avec la hausse des impôts. La reine Nathalia ne pouvait se permettre de laisser une telle tendance perdurer. Cela aurait rendu sa position trop précaire. Car qui dit aisé, dit éduqué et celui qui croit avoir la connaissance, en sait trop. Elle avait suffisamment passé de temps à gérer le petit problème des rebellions, inutile d'initier d'autre de ces fantasques qui ignorent que les règles sont là pour leur bien. Valait mieux éviter d'enfanter des avares qui pourraient intenter de nouveau à sa vie ou à celle de son protégé Daleg. Nathalia savait pertinemment que le temps finirait par accomplir ce qui aurait du être accomplit avant même que ce monde ne soit leur monde. Et lorsque la fatalité serait inévitable, elle devra se résoudre à laisser cet empire à la seule personne qui eut tout son respect et qui ne lui avait jamais inspiré un quelconque échec. La reine ne s'était jamais perçut comme une mère ou comme une enseignante devant un enfant que l'on doit élever alors qu'elle s'installait à la même table que Daleg en cette époque lointaine. Elle s'était dite en ces temps et encore aujourd'hui, qu'elle fut une flamme brulant pour réchauffer les mains qui l'eut allumées.

Comme les jardiniers qui au début de la saison plantent une toute petite graine qu'ils arrosent d'un peu d'eau à presque tous les jours et qu'au bout de la saison, une magnifique fleur nait de ces intentions. De ces volontés étaient nées un somptueux jardin où le vert des feuilles et l'herbe s'agenssait à toutes les autres couleurs. Que se soit le beige du chemin de sable ou le rouge des rosiers, la verdure faisait ressortir les beautés que le soleil avait fait éclore pour la saison comme la blancheur de la neige faisait ressortir toutes les impuretés d'un paysage. C'est d'un pas lent, mais d'un regard attentif que la reine cheminait au travers de toutes ces couleurs. Son esprit s'imprégnait des différents teintes et leurs trouvaient un équivalent dans les souvenirs de la reine. Ainsi, son regard se promenait doucement d'une chose à une autre. Elle n'écoutait que d'une oreille distraite les dires des trois dames de compagnie qui la suivaient à distance polie. Depuis près d'une demi-heure qu'elles enchaînaient des potins sur des nobles connus de la reine. Cela avait finit par lasser la reine qui préférait rester muette face aux ouï-dire. Il lui aurait été facile de s'enflammer sur un tel sujet et raconter à ces dames des choses trop cru qu'elles se seraient empressées d'aller bavarder à d'autres. Mais la reine préférait garder pour elle certaines constatations. Il lui semblait en ce moment que la présente noblesse ne savait s'intéresser à quelque soit d'autre que leur petite sphère. La reine Nathalia ne s'était jamais empêchée de vivre dans l'abondance et ces gens de sang nobles en profitaient depuis leurs naissances, aussi peu désirées qu'elles soient. Les plaisirs de la bonnes chaire avaient finit par ramener son lot de responsabilité. Et ainsi la vie allait. La reine soupira longuement soulevant sa poitrine serrée dans un corset avant qu'elle ne se relâche doucement alors que ses pas s'arrêtèrent surprenant la délégation de compagnie.


-Mesdemoiselles, croyez-vous qu'un homme qui reste à l'intérieur en une si belle journée vas à l'encontre de certains de ses plaisirs?

-Tout à fait d'accord, votre majesté. Je crois que c'est quelque chose que les femmes ont comprises avant les hommes.

-Probablement. Néanmoins, certaines femmes ont l'habitude des excès.

En effet, certaines femmes avaient trop de temps à perdre et l'occupaient de façon gourmande c'est-à-dire en agissant exagération. Le devoir ne semblait pas les accabler, elles. Déjà plusieurs jours que ce devoir s'acharnait plutôt sur le capitaine de mission Vayne qui n'était pas apparu devant la reine depuis. Dire que quelques décennies auparavant elle ne l'aurait pas supportée. Maintenant, elle s'obligeait à ne plus céder au caprice de l'avoir que pour elle. Daleg était un homme aux responsabilités nombreuses. Jamais il ne lui avait déplut en se montrant réticent à un de ses ordres. Il s'était toujours exécuté comme si c'était sa propre conscience qui lui avait dicté la marche à suivre. Sa loyauté sans faille faisait de lui le seul homme en qui Nathalia pouvait avoir la plus grande affection. De l'avoir ainsi vu grandir et prendre de l'assurance la rendait nostalgique par moment. Nostalgique de ces moments où elle pouvait à loisir l'observer alors qu'il était concentré, où elle osait un sourire sincère alors qu'il portait son regard ailleurs. Aujourd'hui, ces moments où elle se retrouvait seule avec lui étaient inaccoutumés.

-J'aimerais toutefois bien en débattre avec le Capitaine Vayne.

-Tout de suite, Madame.

La dame de compagnie la plus âgé comprit rapidement la demande de la reine et se retira avec révérence. Elle fila sur le chemin de sable en sens inverse et regagna rapidement l’intérieur du château. Elle questionna sur son passage quelques soldats afin de s’assurer de l’endroit oû elle pourrait trouver le capitaine de L’Armée. La femme soulevait le bas de sa robe pour accélérer le pas. Elle se dirigea vers l’aile militaire et monta sur les étages ignorants les commentaires désagréables que certains lançaient sur son chemin. Plus elle gravissait les étages plus ils étaient moindre. Il fallait dire que l’on retrouvait très peu de soldats sur les étages supérieurs puisqu’elles étaient destinées aux hauts-gradés. Ses pas s’immobilisèrent finalement devant une large porte. La femme prit une bonne inspiration avant de toquer deux fois à la porte de bois.

-J'apporte une requête de la reine au Capitaine Vayne.

Patientant un moment, elle replaça ses jupons pour maximiser son apparence. En tant que dame de compagnie de la reine, elle se devait d’être à tout moment à la hauteur. Lorsqu’elle reçut une réponse de la part du capitaine Vayne, elle enchaîna :

-La reine désirerait s’entretenir avec vous d’un sujet. Elle est présentement dans les jardins.
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Daleg Vayne
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MessageSujet: Re: Promenade dans les jardins [PV Daleg]   Lun 12 Sep - 20:27

Daleg était debout depuis, un peu avant l’aube. Il avait eu le loisir d’observer le soleil se lever à travers le verre de son office. Assis devant son bureau, il remplissait quelques papiers importants avant de recevoir des officiers supérieures. Deux intendants avaient disparus et avec eux, cinq soldats et un coffre avec quelques dix-milles écus d’or. L’affaire était restée discrète mais là où certains n’y voyait que la cupidité de quelques hommes prêt à défier la Reine pour un peu d’or, Daleg s’inquiétait que cela soit plus que ça. Ce n’était pas un petit larcin et les intendants auraient pu se mettre de l’or en poche sans prendre autant de risques et sans devoir le partager avec des soldats. Qu’est-ce qui, alors, motivait le vol d’une telle somme? La réponse qu’il se donnait silencieusement faisait froid dans le dos : cet argent suffirait à constituer une petite armée. Mais qui! Qui aurait l’hardiesse insolence de voler un bien de l’Etat.

On toqua à la porte alors que tout en réfléchissant, le capitaine gravait sur le papier le symbole des rebelles d’antan. Prenant conscience de ce qu’il dessinait, il ratura le symbole jusqu’à le couvrir d’encre. Lui qui était si soigné, la rature semblait avoir été faite par un autre et souillait l’incomparable droiture des traits tracés sur le carnet aux feuilles impeccables. Il se leva alors qu’entrait chacun à la suite les officiers des différentes sections de combat de l’armée. Daleg avait jugé bon d’organiser une préparation au cas où le pays aurait à craindre une montée de la rébellion. Sans crier aux loups, il voulait informer les gradés pour qu’ils préparent subtilement leur troupe sans que la rébellion, si rébellion il y’avait, ne repartent se cacher avant qu’ils n’aient pu agir. Dans ce cas ci, la meilleure défense était l’attaque.

La réunion s’annonçait longue. Chaque représentant faisant état des problèmes recensés dans le territoire qu’ils avaient en charge. Sur une carte étalée sur la grande table, on recoupait les régions les plus touchées, on essayait de comprendre le sens de propagation pour l’enrayer, pour détruire la vague avant qu’elle ne touche le royaume tout entier. Les heures s’écoulaient et les idées fusaient entre chaque officier. Daleg s’était levé, marchant avec maintien dans la pièce alors qu’il posait le pour et le contre de ce qui se proposait, ce qui les conduisit jusqu‘au début de l‘après-midi, un très bel après-midi même.

Il alla à la fenêtre, établissant un plan à mettre en place dans les jours à venir. Il s’interrompit quelques minutes en regardant la Reine Nathalia marcher dans les jardins, suivit de quelques dames de la Cour. Elle semblait tellement s’ennuyer depuis qu’elle avait quelque part, plus aucun ennemi à combattre, et qu’elle avait laissé à ses soins le rôle de commandement de l’armée. Comme poussée dans une retraite anticipée, Daleg ne pouvait que ternir ses traits en la sentant si lointaine de la puissante Reine qu’elle avait été et qu’il savait être encore. Encore si belle malgré tout ce qu’elle avait accompli, si forte malgré tout le poids qu’elle emportait avec elle à chaque siècle qui passait. Ce fût l’appel de son nom à plusieurs reprises par l’un des officiers qui le tira de son observation rêveuse des jardins.


_ Oui, reprenons…

La réunion se prolongea encore un bon quart d’heure. Le chef de l’armée s’assura que tout avait été correctement compris et demanda aux officiers de se retirer. Il s’assit avec lassitude dans son fauteuil. Les jours prochains devraient être révélateurs d’une organisation rebelle ou non et en attendant, il avait encore tout un tas de dossiers à traiter. Il prit un des dossiers sur le dessus de la pile et allait l’ouvrir lorsque la dame de compagnie de la Reine se fit annoncer. Il l’a reçu avec révérence. Cette femme avait toujours montré beaucoup d’habileté à comprendre les désirs de la Reine et à les mener à bien dans une discrétion qui n’était pas donnée à toute.

_ Très bien, vous pouvez disposer.

Il se leva, remis ses dossiers au coffre et quitta le bureau sans plus de cérémonie. Prendre un peu l’air lui ferait le plus grand bien et discuter avec sa tutrice ne rendrait ce retour à l‘air libre que plus plaisant.

***************


Le jardin. De vastes hectares entretenus du matin au soir ou aucune imperfection n’est toléré. C’est dans ce jardin qu’il avait été opposé à Siegfried, fils d’un noble de la Cour qui vantait partout les mérites de son fils à l’épée. Combattant de 10 ans l’aînée de Daleg, il l’avait pourtant vaincu, porté par le regard de sa tutrice qui avait orchestré ce petit combat de plein air. Ce jour là, il n’aurait pu décrire la fierté qu’il avait éprouvé alors que son épée tenait en joue son adversaire désarmé et humilié par cette enfant de deux têtes de moins que lui. Le jeune bâtard avait cherché sur les lèvres de la Reine, un sourire… mais il n’était jamais venu et du haut de toute sa candide déception, il espérait avoir un jour la force d’être à la hauteur de cette femme si forte et intransigeante. Aujourd’hui, Siegfried était mort et beaucoup d’autres avec lui. Le temps les avait emporté et continuait d’en emporter d’autres alors que deux êtres sur cette terre, marchant toujours côtes à côtes, ne se souciaient guère de ce facteur qui affaiblissait les hommes et les rendait vieux et inapte.

Son pas est assuré alors qu’il parcourait les allées du jardin, le vent léger faisant frémir le saillant costume de capitaine qu’il portait. Devant la requête de la Reine, il n’avait osé prendre le temps d’enfiler des vêtements de ville, sa dame de compagnie n‘ayant pas été plus précise que cela sur la nature de la demande. Il fût salué et salua quelques nobles revenant d’une partie de mail qu’ils avaient joué sur l’une des pelouses du jardin. C’était un jeu qui plaisait énormément à la noblesse ces temps derniers et qui par beau temps, était une merveilleuse occasion de profiter du soleil.

Au bout d’un instant d‘une marche soutenue, les voix de femmes qui se dessinaient dans des robes colorées au bout d’un chemin apportèrent aux oreilles du Capitaine de l’armée les quelques banals sujets qui divisaient ces filles de bonne famille. Derrière ce petit cortège, il y’avait la plus noble de toute : Nathalia. En quelques secondes, il fût à leurs côtés. Saluant les jeunes femmes à les faire s‘empourprer, puis main sur le cœur, s’inclinant devant sa tutrice, il la salua à son tour avec un profond respect
:

_ Ma Reine. Vous vouliez me voir?

Il se redressa et naturellement, un gouffre se dessina alors entre le cortège des dames de la Cour et la Reine et son protégé. Les jeunes femmes perdaient de leur importance. Leurs voix étaient comme des piaillements qu’il fallait ignorer. La couleur de leur robe comme des aiguilles lui perçant les yeux.
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Promenade dans les jardins [PV Daleg]

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