La Guerre des Clans
Bienvenue à toi... Tu n'es pas arrivé ici par hasard, nous t'attendions pour prendre part à cette grande aventure. Fidèle, Rebelle... Tu peux faire pencher la balance en un simple clic.

Actuellement, énormément de postes importants à pourvoir...


La guerre des clans fait son retour. Vous êtes en pleine Renaissance : les dragons sont aux mains des Fidèles qui asservissent le peuple. Pourtant, les descendants rebelles que l'on croyait disparus sont prêts pour cette nouvelle bataille.
 
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 On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)

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Talyane Merendès
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MessageSujet: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Lun 25 Juil - 21:19

- J'en ai par-dessus la tête que tu fasses fuir tous les hommes qui me croisent Veritis ! Depuis des années, dès que j'ai un ami ou un nouveau copain, tu t'arrange toujours pour lui trouver quelque chose qui n'est pas à ton goût. Il avait quoi celui-là encore ? Des yeux trop bleus ? À cause de toi, il ne veut plus m'approcher. Et tu oses me dire qu’il n’était pas fait pour moi ? Tu es aussi impitoyable que Grand-père !

Talyane s'avançait de plus en plus dans la forêt qui bordait les grottes où elle avait vu le jour et passé toute sa vie depuis maintenant. Veritis, son dragon, la suivait à quelques mètres de distance sans oser ajouter un commentaire sur la colère de sa compagne. En effet, la magicienne en avait assez que son dragon s'amuse à faire fuir tous les hommes qui s'intéressaient le moindrement à elle. Mais le dragon avait eu des ordres clairs de son défunt maître, le grand-père de Talyane, Joshua : ''Tu la protège encore mieux que moi quand je protégeais Rosaly. '' Pour l'instant, le dragon suivait ce dernier ordre à la lettre et dès qu'il trouvait un homme au tempérament déplacé devant la belle guérisseuse, il s'arrangeait toujours pour qu'il déguerpisse au plus vite des faveurs de Talyane. Sauf que, entre la limite de manque de respect de la jeune femme et du dragon, il y avait une grande différence qui commencera à agacer la maîtresse. Depuis l'âge de seize ans, et donc depuis qu'elle avait reçu le privilège d'avoir Veritis à ses côtés, plus un seul homme n'avait pu la toucher sans que les dents du dragon de l'ombre passe à deux cheveux de leur gorge. Talyane avait maintenant 24 ans et elle en avait fini par en avoir plus qu'assez d'avoir Veritis comme chaperon dans tous ses rendez-vous amoureux.

Tout en parlant, elle cherchant dans les broussailles des plantes d’Aloès pour soigner la mauvaise brûlure d’un des dragonniers. Des dix dragons qui composaient la ligne offensive des Rebelles, il y avait une dragonne sauvage qui s’amusait souvent à brûler les hommes qui ne la traînait pas comme elle le voulait, c’est-à-dire comme une princesse. Pourquoi elle n’avait pas été renvoyée dans l’état sauvage ? Parce qu’elle était une féroce combattante qui tuait sans pitié. Et les troupes en avaient besoin. Le pauvre homme, d’environ vingt ans lui avait fait les yeux doux pour qu’il l’aide et Talyane n’avait pas pu résister. La plaie n’était pas infectée, elle n’avait donc pas à utiliser des pouvoirs de guérison, les plantes faisaient le même effet. Mais ses gestes était dures et peu habiles, encore en colère contre la montagne qui la suivait.

Elle avait bientôt l’âge d’avoir une famille, toute ses amies avaient déjà leurs petites marmailles et un beau mari à leur bras. Elle, c’était la sorcière qui restait seule parce que son dragon était une vraie tête de mule. Déjà qu’il était difficile pour elle de tomber amoureuse, voilà que Veritis ne l’aidait vraiment pas. Elle ne courrait pas après l’amour, non, mais elle aurait aimé que celui-ci de présente plus souvent. Mais on cherchait souvent à se servir d’elle, et comme toujours Veritis les sentait venir à des kilomètres à la ronde. Mais elle avait envie de se tromper toute seule, d’avoir une peine d’amour parce que l’avant aurait été fabuleux. Les intentions du dragon était louables, certes, mais elle devait faire sa vie seule, pas que son dragon la fasse pour elle !


-Tu sais comment je déteste quand tu fais ça Veritis. Grand-père, il n’a pas eu à chercher bien loin pour se trouver une compagne, mais moi, je n’ai pas de garde du corps humain ! Alors laisse-moi un peu tranquille avec ça !

La dragon victime des reproches souffla d’un coup sec avec son nez pour montrer son agacement et ouvra ses ailes pour s’envoler dans le ciel et fuir la colère de la jeune fille. Et comme il l’a connaissait, elle allait lui en tenir rigueur toute la journée ! Talyane resta donc seule dans les herbes hautes à chercher la foutue herbe qu’elle ne trouvait pas encore. Pourtant, je l’Aloès, ce n’était pas aussi difficile à trouver ! C’est alors qu’elle entendit craquer dans le bois à gauche d’elle. Elle leva ces yeux bleu-gris vers l’endroit où elle avait repéré le son et glissa doucement sa main sur la garde de sa dague.
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Kamran Chandrakanta
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Mer 27 Juil - 0:27

Oredon. Kamran s'orientait plus facilement la nuit, guidé par les étoiles, mais il connaissait la route qui menait à cette ville pour l'avoir maintes fois emprunté. Mais cette forêt avait quelque chose de changeant... d'une année sur l'autre, elle semblait différente... barrant la route principale de ses branches, de ses troncs, obligeant cavaliers à prendre des chemins de traverse, à se perdre parmi les arbres sur des milliers d'hectares de verdure. Kamran ne craignait pas de se perdre, il ne craignait pas la forêt et ses dangers, il ne craignait pas de devoir y passer la nuit. Ce qu'il craignait davantage, c'était les nuages noirs, les dévoreurs de Lune qui lui volait sa déesse et annonçait de mauvais présage dans la religion Chandra.

Ce qui l'avait forcé à emprunter ce chemin cahoteux n'était pas des troncs sur la route principale mais une troupe de l'armée fidèle rentrant d'Oredon, sûrement après avoir collecté la taxe et il ne fait pas bon croiser les collecteurs surtout lorsque leur coffre est rempli d'or. Dès lors, on se retrouve rapidement la lame sous la gorge en étant traité de voleur surtout lorsque l'on est un sauvage comme ils disent. A part les quelques secousses, les quelques kilomètres de rallonge et les branchages venant lui frapper les cuisses, le chemin n'était pas plus désagréable qu'un autre et Ponmanni, son cheval à la robe palomino, couleur du désert, trottait d'un pas calme.

Un dragon qui décolla, des cris de femme... Les chevaucheurs de dragons étaient dangereux mais les femmes étaient dans la religion Chandrastique, d'une importance capitale. Si on ne trouvait aucune femme au poste d'un homme - pas de guerrière dans la tribu Chandra - elles étaient respectées et protégées. Symbole de la prospérité, elle donne la vie et apaise les hommes par le chant. Les femmes de la tribu Chandra étant de merveilleuses chanteuses... et en cet instant, Kamran réalisait qu'il n'avait que trop rarement l'occasion de les entendre. Leur mélodie laissait plutôt place à des cris colérique. L'homme descendit de cheval, frappa le flanc de sa bête pour qu'elle continue sa marche vers l'inconnu en colère. Pas bon de s'approcher d'un Chevaucheur de dragon, Kamran le savait mais il n'avait pas croisé grand monde depuis quelques jours. L'envie, la curiosité, l'ennui... il n'avait pas vraiment de raison pour prendre ce risque, mais il le prenait.

L'animal traversa les fourrés, faisant allègrement craquer les branchages au sol puis finit par s'arrêter encore dissimulé de quelques branches. Kamran avait contourné Talyane, il était maintenant dans son dos... debout, la dominant de toute sa hauteur il regardait cette femme seule dans cette vaste forêt. Les femmes d'ici n'avaient pas peur de se promener seule, il y'en avait même qui était soldat et ce qui l'avait choqué durant tant de temps, c'était d'apprendre qu'une femme dirigeait le pays. Finalement il s'était habitué à l'idée qu'ici, des lames sont cachées sous les jupons. Sa voix grave finit par vibrer derrière elle :


_ Kamran avertir toi. Toi, crier fort. T'attirer ennuis.

Un bref sifflement et Ponmanni sortait du fourré et trottait paisiblement vers son maître. Kamran en attrapa le rêne et ramena le cheval tout à côté de lui :

_ Fidèles proche. Partir!

Lui ne traînerait pas ici en tout cas. S'il avait pu voir le décollage du dragon, sans doute les collecteurs l'avaient-ils vu aussi et il n'attendrait pas de savoir si les Fidèles viendraient tenter quelque chose malgré l'objectif de leur mission de ramener au plus vite l'or dans les coffres fidèles.
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Talyane Merendès
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Jeu 28 Juil - 22:56

Un cheval, ce n’était qu’un cheval qui s’avançait dans les herbes hautes, surement à la recherche de nourriture. Talyane baissa sa garde et serra la lame dans son sac. Elle allait se baisser à nouveau pour fouiller encore les herbes à la recherche de l’aloès tant recherché, mais elle en eu pas le temps. Une voix inconnue résonna dans son dos, la voix d’un homme.

Elle se retourna avec rapidité pour faire face à celui qui l’avait surpris. Il était très différent de ce qu’elle s’attendait. La peau encore plus mâte que la sienne, il mesurait presque deux têtes que plus qu’elle et il avait une bonne musculature. Un guerrier, sans aucun doute. Mais il ne venait pas de tribus alliées aux Rebelles, ni surement pas des troupes Fidèles. Et Talyane ne se gênait pas pour le dévisager, pas comme quelqu’un qui le trouvait grotesque avec ses habits hors de l’ordinaire, mais comme quelqu’un de simplement curieux. La voix était grave et hésitante sur les mots. L’accent était à couper au couteau, mais il semblait ne pas lui vouloir de mal. Il fascinait totalement la jeune magicienne avec son allure. En criant comme ça sur Veritis, allait avait dû l’attirer vers elle. Il semblait un peu fâché qu’elle cri comme si elle était seule au monde dans la forêt. Talyane arqua un sourcil, pourquoi se souciait-il d’elle ? C’était plutôt surprenant, parce que, à sa place, elle aurait tout simplement passer son chemin. Pendant plusieurs secondes donc, les deux jeunes sortant chacun d’un monde différent se dévisagèrent cordialement. Jusqu’à ce que Kam’ nomme les Fidèles.

Le visage de Talyane changea de la curiosité et de l’amusement à la peur. Elle arrêta de s’intéresser à l’homme pour marcher d’un pas sec plus loin de lui et de finalement fermer les yeux pour essayer de savoir si la troupe était près. Kamran avait eu raison de croire que les troupes ennemies avaient vu le dragon s’envoler puisqu’elle entendait déjà les branches et les feuilles craquer sous le poids des chevaux et des soldats chargés de leur armure et de leur arme. Elle n’allait pas pouvoir se défendre seule et même si le sauvage restait, ils ne feraient pas le poids contre eux. Et puis, ils étaient beaucoup trop proches, vraiment trop proches. En voyant le dragon, ils avaient dû accourir pour aller sur place. Kam et Talyane n’avaient plus de temps à leur disposition, même pour fuir à cheval.


-Nous ne pouvons pas fuir, plus maintenant.

Pendant un instant, la magicienne se demanda si elle devait aider cet homme alors qu’elle ne savait rien de lui. Mais des pas plus rapprochés se firent entendre en plus de voix d’hommes. Talyane ne chercha pas plus à savoir les intentions de cet inconnu. Elle s’accrocha du cheval, déposa sa main sur son front et se concentra pour entrer dans l’esprit de l’animal couleur sable.

-Fuis !

Aussitôt, le cheval se cabra en hennissant, se dégagea de la poigne de son maître et parti au galop vers la forêt, sans penser une seule seconde à son maître. Talyane lui avait fait assez peur pour qu’il prenne une bonne heure à revenir. Elle pouvait les cacher tous les deux, mais pas la bête. Elle jeta un regard vers Kam’ qui fixait sa seule porte de sortie disparaitre dans les feuilles. Le cheval ferait diversion le temps qu’ils se cachent. Parce que Talyane se cacherait, elle ne pouvait lutter contre une trentaine d’hommes. Elle avait un peu obligé le guerrier à s’allier à elle, mais elle n’avait pas le temps pour les remords. Il fallait qu’elle sauve sa vie… et celle de l’homme en même temps, s’il voulait bien.

-Il faut que tu me suivre. Et ne pose pas de questions.

Elle courra vers un grand chêne où elle monta en s’agrippant aux branches basses. L’arbre la cacherait des Fidèles en l’entourant de ses branches, elle n’avait qu’à lui demander, mais elle regarda une autre fois l’inconnu, sachant que s’il ne se décidait pas tout de suite, il allait devoir se trouver une autre façon de se cacher. Et de loin, c’était Talyane qui avait la meilleure.

-Mais qu’est-ce que tu fais ! Dépêches-toi ou on est mort !
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Kamran Chandrakanta
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Ven 29 Juil - 0:26

Des regards échangés. Elle, le regardant avec cet air curieux propre aux gens civilisés et lui, la contemplant avec la curiosité de son peuple. Il n'est pourtant pas autant étonné qu'elle, il a maintenant rencontré tant de gens à la peau claire, aux yeux de couleurs différentes, aux riches vêtements parés d'or, au coiffures les plus curieuses que son regard s'est habitué à toutes les extravagances des Chevaucheurs de dragons... Il la regarde comme un homme regarderait un visage familier même si elle n'a rien des femmes de son peuple. Il la regarde car ses yeux clairs peuvent trahir ses gestes... va-t-elle le fuir, l'attaquer?.. Agir avec des coups d'avance, c'est ainsi qu'on mène la danse et il aurait pu mener la danse pour la quitter une fois avertie, pour distancer la troupe fidèle malgré une selle défectueuse. Il l'aurait certainement pu si elle n'avait pas totalement chamboulé ses plans par un geste qu'il n'aurait pu prévoir et qui le rendit furieux lorsque l'animal prit par une panique subite s'enfuit à l'opposé de l'unité fidèle avançant vers eux, lui brûlant la main lorsque le rêne glissa sèchement dans sa paume. Il maugréa quelques mots dans sa langue natale, la dévisageant. Avait-elle la moindre idée de ce qu'elle venait de faire? Maudite sorcière ayant effrayé son cheval par ses tours magiques! Maudite femme! Un guerrier hors de sa terre n'a qu'une seule richesse et ce n'est pas l'or, ce ne sont pas non plus ses armes... c'est son unique cheval! Ponmanni, ce "joyaux doré" était son compagnon, son frère devant Chandra la grande. Sans le robuste cheval, il n'avait plus rien!

Bien sur qu'ils ne pouvaient plus fuir! Elle avait elle-même porté l'estocade à Kamran et l'indien désabusé devait faire face à la cavalerie fidèle. Quelle merveilleux présage! Quelle riche idée de s'être approché d'un Chevaucheur de dragon en sachant les risques qu'il courait de la prévenir. A Halezane, il était tombé sur une annonce, une sorte de loi... il n'était pas parvenu à tout lire mais en avait capté le sens : il était illégal de posséder un dragon sans autorisation de la garde fidèle et tous ceux qui en possédaient un, étaient considérés comme hors la loi s'ils refusaient de céder leur animal et étaient tué sans autre forme de procès s'ils refusaient de se rendre. Il y avait fort à parier qu'elle était une de ces hors la loi comme il y'en avait dans le désert. Et sans doute, sauverait-il sa vie s'il la dénonçait une fois les soldats arrivés. Il l'aurait lui même arrêté si cela avait été un de ces contrats. Mais ni son nom, ni son visage n'étaient pour lui rapporter de l'or.

Kamran resta sur place, commençant à dégainer l'une de ses armes alors que les voix étaient de plus en plus audibles. On percevait maintenant les mots échangés et les chocs des armures. La voix de la sorcière résonna une nouvelle fois derrière lui... Au mieux il en tuerait 3 ou 4 avant de se faire blesser et enfin tuer par les autres. Il rengaina d'un geste bref, se décidant finalement à venir la rejoindre dans cet arbre. Ce qui était hélas, la meilleure solution maintenant qu'il n'avait plus de cheval. La faute à qui? Il grimpa et se hissa à son niveau. Et maintenant? Elle croyait qu'ainsi, ils passeraient inaperçus? Les fidèles ne manqueraient pas de regarder en l'air, ne serait-ce pour voir si le dragon passait une nouvelle fois dans le ciel et lorsqu'ils le feraient, ils s'amuseraient à les faire descendre à coup de flèches.

Réussir à vivre aussi longtemps en étant un sauvage au milieu d'une terre civilisée et se faire tuer en l'espace de quelques minutes juste parce que les cris colériques d'une jeune femme vous ont attiré. Mort glorieuse et il ne pu s'empêcher de l'exprimer:


_Kamran stupide! ... Après?

Oui, que fait-on après? Parce que là, Kamran n'était pas du tout convaincu que cela suffise à les cacher.
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Talyane Merendès
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Dim 31 Juil - 5:21

-Après ? Tiens-toi bien et tais-toi.

Talyane avait le don de passer de la plus belle et gentille fille qu’un homme peut rencontrer à la plus désagréable personne de la terre. Bon, il avait peut-être raison de ne pas être très content de la tournure des événements, mais elle n’avait pas eu le choix. En jouant la carte de la femme Oh ! Si prévoyante avec celui qui l’avait averti, elle avait fit une pierre, deux coups. Elle se rendait moins coupable de le laisser planter là alors qu’elle avait fait fuir son moyen de transport, et puis, elle était certaine qu’il n’allait pas la dénoncer aux soldats alors qu’il s’enfuyait. En l’ayant à l’œil, rien ne pouvait le sauver parce que les soldats fidèles ne feraient pas de distinction entre elle et lui et ils finiraient tous les deux mort.

Elle n’avait pas cru qu’il allait la suivre, il avait l’air pas mal fâché quand il avait réalisé que son cheval ne reviendrait pas de sitôt. Elle ne comprit pas trop ce qu’il avait bien pu dire dans cette langue étrangère à ses oreilles, mais elle en avait compris le sens universel. Mais la magicienne n’avait pas le temps de se sentir désolée pour un homme, étonnant certes, mais toujours un simple homme, qu’elle ne connaissait absolument pas. En montant dans l’arbre, Talyane n’avait donc pas imaginé que celui-ci finirait par se faire convaincre par ces paroles et qu’il accepterait à montrer dans le vieux chêne massif et droit. L’arbre pourrait les soutenir assez longtemps, il était solide et son feuillage pouvait les cacher des yeux perçants des monstres de Nathalia. Oui, Taly n’avait pas une grande estime pour ces gens, mais elle n’oubliait toutefois pas qu’elle avait du sang de ces monstres dans les veines, du sang presque royal en plus. Peut-être, si la cause se montrait plus désespérée qu’elle le croyait, essayerait-elle de jouer cette carte pour se donner un peu de temps. Mais ce n’était qu’un plan aussi désespéré qu’un autre. Elle espérait seulement que Kamran, le nom de cet homme si elle avait bien compris, soit un peu plus connecté à la nature que les autres membres de sa famille. Parce que oui, la nature avait une conscience, Talyane l’avait rapidement compris durant ces années d’étude. Et si la personne qui quémandait leur aide n’avait pas un respect suffisant pour elle, l’arbre, le renard ou la verdure même ne réagiront pas. Un respect est réciproque, et l’entraide aussi. Talyane fit donc comme avec le cheval de son compagnon d’infortune et appuya sa paume sur l’écorce rugueuse.


-Protège-nous mon ami.

Aussitôt, les petites branches de l’arbre les enlacèrent, et les soulevèrent tous les deux à la cime. Cachés dans les feuilles et retenus par un genre de panier de branches, Talyane et Kam’ entendirent les soldats parler de plus en plus fort, jusqu’à ce que quelques-uns se retrouvent au bas du chêne, fouillant nerveusement à l’intérieur des herbes hautes pour trouver le fameux hors-la-loi. La magicienne ne se voyait pas comme tel. Elle n’avait pas demandé à avoir un dragon, c’était lui qui l’avait choisi de son plein gré. C’était normal autrefois d’en avoir un. Elle ne tolérait pas se faire traiter de tous les noms seulement parce qu’elle était différente avec son dragon. Nathalia avait lavé les cerveaux de tout le monde avec les années qu’elle avait passée sur le trône, tellement que les gens oubliaient d’avant, ces hors-la-loi étaient leur seule lumière et des gens respecté par le peuple. Que ces gens étaient de Rebelles autrefois.

Seuls les souffles des deux fugitifs venaient troubler le bruit des recherches en bas, mélange de cris et d’ordres de plus en plus élevés autour d’eux. Ils ne trouvaient tout simplement pas la trace d’un dragonnier et cela les rendaient fous. Ce n’était que des hommes qui ne voulaient que du sang, rien de plus. S’ils s’apercevaient que le dresseur de dragon était plutôt une dresseuse… Talyane frissonna. Il ne fallait pas penser à ça, sinon, ses émotions influenceraient l’arbre qui les cachait. Si elle avait influencé le cheval de partir, elle avait fait la même chose avec le chêne. Elle ne lui imposait pas le choix, elle agissait avec lui comme un être humain. Il pouvait refuser de les aider à tout moment et s’il sentait l’idée trop dangereuse pour lui, il pouvait les lâcher sans crier gare. Et des émotions comme ça pouvaient lui faire croire un danger plus grand que ce qui se passait réellement.


-Je suis désolé pour ton cheval. Quand les soldats seront partis, appelle-le, il reviendra sans faire d’histoire.

Son murmure était comme un bruissement de feuilles dans l’ensemble des cris et des bruits métalliques des armures.

-Au fait, je m’appelle Talyane.
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Kamran Chandrakanta
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Mer 3 Aoû - 20:55

Horripilante, cette femme est simplement horripilante. y’a-t-il une personne sur terre avec qui cette jeune femme était aimable, agréable, douce ou était-elle fâchée contre le monde entier? Il avait bien choisi son jour pour se montrer intéressé par quelque chose de vivant… Dès fois, mieux vaut être égocentrique, nombriliste et ne se soucier que de soi. Kamran ne dit pourtant plus un mot malgré son mécontentement. Ce n’était pas le moment de se disputer alors que des Fidèles approchaient, que le rouge de leur étendards étaient d‘ores et déjà visible à travers la verdure.

Kamran attendit, une main sur son arme. Il n’hésiterait pas une seule seconde à sauter de l’arbre pour se battre si ils venaient à être découvert. Si Chandra était charitable, peut-être même lui prêterait-elle sa force pour l’aider à combattre. La déesse Lune ne pouvait ignorer sa ferveur, lui qui chaque nuit, priait sous la lune et n‘agissait jamais sans son divin consentement. La Déesse était juste, elle n’ignorerait pas qu’un de ses dévots soient mis à mal sans intervenir. Jour et nuit, qu’elle soit visible ou non, elle veillait sur sa tribu et sur lui. Kamran en était persuadé et malgré la crainte qu’il pouvait ressentir de faire face à une dizaine d’hommes, elle lui donnait la confiance et le courage de ne pas la décevoir.

Soudainement surélevés, Kamran se rattrapa à une branche, surpris par le brusque mouvement de l’arbre. Par chez lui, il y’avait très peu d’arbres, et surtout, il dépassait rarement les 2 mètres au dessus du sol. Trop peu d’eau pour la survie et se retrouver ainsi baladé par une branche avait quelque chose de surprenant. Cette nature là avait-elle une conscience?

Une fois stabilisé et remis de la surprise, Kamran écarta discrètement quelques feuilles, osant un regard en contrebas où commençait à s’agglutiner quelques soldats qui par prévention, sans doute, avait déjà l’arme au poing et cherchait aux alentours la trace d‘individus. Bien évidement ils trouvèrent la trace fraîche des pas de dragons et aussi celles de Ponmanni mais également celles du couple. C’est là où tout se corsait. Kamran espérait que leur témérité ne les pousseraient pas à suivre les traces de Ponmanni. En d’autres circonstances, Kamran enveloppe les sabots de son cheval dans des vieux chiffons pour camoufler les traces mais aujourd’hui, rien ne lui avait annoncé qu’il aurait eu besoin de cette technique. Visiblement inquiet pour Ponmanni, dont il savait la valeur commerciale, pour être un cheval à la robe et à la morphologie différente des chevaux d’ici, Kamran craignait que ce dernier ne se retrouve capturé et revendu dans un haras noble.

Kamran fronça les sourcils à la remarque de Talyane. Bien sûr qu’il reviendrait, s’il ne se faisait pas attrapé avant ou encore dévoré par les loups de la forêt. Et les soldats mettaient un temps considérable à partir… tournant sans fin en-dessous d’eux, fouettant les herbes et les buissons du tranchant de leurs lames. Le sauvage releva les yeux vers Talyane en l’entendant se présenter :


_ Ta Liane? Toi avoir nom étrange!

Kamran répondit en un murmure, posant son poing sur son plexus solaire. Même s’il était fâché, dans toutes les cultures, on supportait mal l’impolitesse. Après chacun réagissait différemment. Là où certains se contentaient de faire la tête, d’autres les tranchaient… ces têtes.

_ Kamran.

Et puisqu’ils étaient bloqués là sans pouvoir bouger, autant essayer de mieux se connaître.

_ Toi, parle au plantes? Plantes répondre?

C’était curieux de savoir si les plantes avait le même langage que les humains. Si elle parlait aux quelques plantes de sa région, pourrait-elle décoder ce qu’elles lui diraient? Ou le langage était-il universel à toutes les plantes?


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Talyane Merendès
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Sam 6 Aoû - 1:14

Durant une bonne dizaine de secondes, Talyane resta interdite devant la réponse de Kamran par rapport à son nom. Euh, comment ça un nom bizarre ? C’était très normal comme nom Talyane. Ce n’était pas plus extravagant que son nom à lui à vrai dire. C’est alors qu’elle comprit le jeu de mot dans sa langue mal comprise par cet étranger qu’elle avait entraîné dans une autre de ses folies de jeune femme. Étrangement, sa réaction ne fut pas des plus extraverties comme elle l’était d’habitude. Elle se contenta de sourire à Kam’, amusée par sa compréhension de son prénom, compréhension qui ne lui avait jamais venu à l’esprit. C’est que ce guerrier un peu bourru avait peut-être un sens de l’humour malgré lui !

Taly’ su ensuite le nom de son interlocuteur qui se présenta un peu parce qu’il n’avait rien d’autre à faire, pris dans cet arbre avec elle. Elle s’aperçue rapidement que ces agissements ne lui avaient pas permis de s’en faire un allié, ni même une vague connaissance positive. Mais elle voyait tellement et toujours les mêmes personnes qu’elle avait fini par les traiter tous un peu avec détachement. Allez Talyane, fait un effort et soit gentil avec celui-là. Il est nouveau, il semble gentil et surtout, il n’a pas encore rencontré Veritis. Un ami, ça ne te ferai pas de tort, j’en suis certaine !

En bas, les recherches s’intensifiaient avec l’apparition de leurs traces au pied de l’arbre. Mais heureusement, aucun d’eux n’avait pris la peine de bien regarder au-dessus de leur tête. Oui, le couple était camouflé, mais pas à la perfection. Quelqu’un d’assez alerte aurait pu les voir subtilement à travers les branches. Le chêne tenait encore le coup du bois supplémentaire pour ses branches et il ne semblait pas assez menacé pour les laisser tomber en chute libre. Talyane prit donc le temps d’expliquer à Kamran comment elle parlait avec la nature. À la vitesse avec laquelle les soldats fouillaient les herbes, elle en avait amplement le temps…


-Je ne leur parle pas vraiment. Je…Je leur montre ce que je veux qu’il fasse pour moi.

Elle chercha une façon simple de lui expliquer. Pas parce qu’elle doutait de son intelligence, loin de là, mais elle savait que certains mots qu’elle pouvait dire ne pourrait tout simplement pas compris par le jeune étranger. Elle décida donc de lui faire un exemple, un peu comme à l’école avec des travaux pratiques. C’était plus clair qu’avec seulement de la théorie simpliste sur la conscience de tout ce qui les entouraient.

-Tout ce que tu vois autour de toi, de la fourmi à l’arbre qui nous retient dans les airs, a une conscience. Je suis capable de me lier à eux, avec un peu de concentration, et de les influencer dans leurs agissements. Par exemple, pour l’arbre, je l’ai influencé à nous protéger parce qu’avec ma peur, mon besoin de me faire protéger, il a compris mon urgence. Mais l’arbre aurait tout aussi bien pu décider de ne pas le faire et de nous laisser nous faire prendre parce qu’il est en colère avec les humains. La décision finale reste toujours à la conscience à qui je me lie, jamais à moi. J’ai fait la même chose avec ton cheval. Il a préféré les loups aux soldats.

C’était peut-être dur à comprendre. Pour la magicienne, qui avait eu un bon professeur, cela lui avait pris du temps et beaucoup de pratique. Pour les animaux, c’était facile de comprendre qu’ils avaient une conscience, mais pour un brin d’herbe… c’était encore difficile à croire. Pourtant, elle avait fini, comme sa grand-mère avant elle, à briser ses idées qu’elle avait depuis toujours sur le monde. Peut-être que Kamran devrait faire les mêmes sacrifices qu’elle pour comprendre ses croyances et ses idées.

-C’est étrange comme mon nom, je sais. Elle eut un sourire moqueur, trouvant encore son commentaire comique. Mais nous avons tous des croyances différentes. C’est la nature, le soleil, la lune, les éléments qui contrôlent tout sur cette terre, surement pas cette foutue reine immortelle.
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Kamran Chandrakanta
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Jeu 11 Aoû - 22:43

Kamran se lassa d’observer la troupe en contrebas et devînt très calme. Yeux fermés, statique sur la branche, il attendait que la forêt décourage les soldats et les raccompagne à la lisière du bois. En bref, qu’ils décampent ces chiens! N’en avait-il pas assez de renifler l’herbe dans l’espoir de voir une de ces bestioles à écailles en sortir. Et ils valaient mieux que ça ne soit pas le cas pour eux… Sincèrement, ce n’est pas une dizaine de boîtes de conserves mal équipées pour la chasse aux dragons qui allaient réussir à mater l’animal. Et quand bien même, que feraient-ils pour réussir à le ramener. Autant dire que c’était plus après le dragonnier qu’ils en avaient, qu’après le dragon. Donc s’ils mettaient la main sur Talyane, ça promettait d’être violent. Pour l’instant, ils épilaient les plantes et vu le bruit que faisait les chocs de leurs armures, ce n’était pas cette petite discussion qui les trahirait.

Les yeux, toujours clos, Kamran écouta ce que la sorcière au mauvais caractère avait à dire. Il l’écouta d’autant plus attentivement qu’il avait encore des difficultés à comprendre la langue commune même si en peu de temps, il avait fait de réels progrès. Mais plus les explications étaient longues et plus il peinait à tout comprendre. Finalement, il reconstruisit un sens globale avec les mots qu’ils avaient compris. Généralement, il préférait qu’on use de phrases courtes, car il était plus simple d’en reconstruire la structure dans sa tête et d’en comprendre immédiatement le sens. Dans le fond, sa toute première explication lui avait suffit… le reste restait un peu flou et puis il y’avait ce mot qu’elle avait répété deux ou trois fois et qu’il ne comprenait pas. Pourtant il semblait avoir de l’importance dans son pouvoir. Sans ouvrir les yeux, il répéta interrogatif
:

_ « Conscience »?

S’il améliorait sa connaissance de la langue commune, sans nulle doute qu’il serait un mercenaire plus réputé et plus recherché… et il pourrait également demandé plus cher pour ses services. Parfois, il était juste une sorte de petit animal sauvage à qui l’on peut faire des tours et qui amuse la galerie… mais si l’indien est patient, s’il assume sans broncher beaucoup d’insultes, gare à celui qui va trop loin… Kamran n’est un sauvage que pour ceux qui veulent voir leur tête rouler à leur pied. En quoi ce monde les rendait-il meilleur que son peuple… eux, ne connaissait pas la guerre. Ils n’avaient pas de dragons, peut-être est-ce pour cela qu’on les laissait en paix dans les terres désertiques. Ils n’avaient concrètement rien que les fidèles ou encore les rebelles pourraient vouloir.

_ Foutue reine immortelle?

Répéta-t-il en rouvrant doucement les yeux. Il comprenait Reine, il comprenait même immortelle mais alors ce « foutu », il avait du mal à en décrypter le sens. Il chercha un instant, compara dans son esprit avec des mots qui lui seraient semblables mais ce mot lancé sur un ton rageur lui restait inconnu. Une chose était sûre, Talyane n’aimait pas beaucoup Nathalia. Il en avait croisé beaucoup comme elle, d’autres en avaient peur, et encore d’autres la vénérait tout comme il vénérait la déesse lune dans sa robe blanche.

_ Ta Liane et dragon aider Kamran retrouver Ponmanni!

La voix n’était pas agressive mais se voulait très insistante voire autoritaire. Elle avait fait fuir son cheval, son dragon devait l’aider à le retrouver rapidement en survolant les terres. Combien d’heures perdrait-il s’il devait suivre son cheval à pied. Il devait rejoindre Oredon assez vite pour y faire réparer sa selle.
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Talyane Merendès
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Dragon et pouvoir (si possédé):
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Ven 19 Aoû - 3:07

Bien appuyé sur l’écorce du chêne, Talyane regardait toujours avec curiosité son ami d’infortune pendant que celui-ci avec les yeux fermés. Pas qu’elle voulait se rincer l’œil en toute discrétion, mais il l’intriguait avec ses cheveux noires, ses tatouages et ses katanas. Il avait en fait les cheveux plus longs qu’elle et pour un garçon, en tout cas, chez les Rebelles, c’était plutôt rare. Et puis, il était pas mal mignon en plus, avec ses yeux sombres encore fâchés de s’être retrouvé dans cette situation plutôt désastreuse en compagnie d’une femme plutôt téméraire.

Le manque de vocabulaire de Kamran ne dérangeait pas trop Talyane, c’était plutôt amusant de lui apprendre des mots qui, pour elle, étaient évident. Mais la question qui lui posa lui cloua le bec sur place. Comment expliquer est-ce qu’était la conscience ? C’était plutôt abstrait comme mot quand on y pensait bien. Et si elle ne voulait pas que son cher étranger pose encore plus de question sur les mots qu’elle employait sans s’en rendre compte, il fallait qu’elle soit rapide et simple. Mais déjà, quand le concept ne l’ait pas, c’est plutôt difficile. Talyane n’était pas une musicienne, ni une femme qui avait la parole aussi facile que les conteurs de son village, alors elle dû prendre son temps. Cette fois, elle prit la peine de ne pas partir en vrille avec tous pleins de mots pour en définir un autre. Elle murmura donc doucement et d’un ton posé sa vision d’une conscience.


-La conscience, c’est ce que certain appelle l’âme. C’est ce qui fait que tu peux t’apercevoir que tu me parles, que tu vis, que tu respires.

Mais encore une fois, un mot ne réussit pas à se faire comprendre dans la phrase de la jeune femme. Mais celui-là, il n’était pas vraiment important dans la conversation et Talyane sourit en pensant qu’elle ne pourrait pas trouver une définition de ce mot pour le faire comprendre à Kam. C’était quelque chose qu’il allait devoir apprendre de lui-même. C’était tout simplement inexplicable.

-Je que je peux te dire sur la phrase ‘’Foutu reine immortelle ‘’ c’est que ne n’est pas une preuve d’amour pour elle, c’est plutôt le contraire. Mais tu comprendras bien assez vite ce que ça veut dire. Tiens, si tu veux un exemple, j’utiliserai ce mot là pour décrire les soldats qui nous cherchent depuis tantôt.

En parlant de soldats, ceux-ci commençaient à se lasser de ne rien trouver aux alentours, et puis, s’ils cherchaient encore longtemps comme ça, ils allaient être en regard pour la remise des impôts à la garde rapprochée de la Reine. Et si on mettait le chef de d’armée en rogne, on mettait Nathalia en colère. Et personne, mais je dis bien personne, ne voulait que sa Majesté soit un brin offusqué. Ils reprirent donc le chemin qu’il devait emprunter pour retourner au château après une bonne quinzaine de minute à fouiller comme des fous autour de l’abre qui protégeaient le fruit de leur recherche. Même le dragon avait disparu du ciel, comme s’il avait compris que des gens l’avaient aperçu.

Le couple attendirent une autre quinzaine de minutes pour être certains que les soldats ne reviendraient pas et dès que Talyane fut certaine que les bruits des armures étaient bien estompés, elle demanda que l’arbre les redépose en douceur sur le sol, ce qu’il fit. La sorcière était bien déterminée à aider le jeune étranger à retrouver son cheval et peut-être aussi se faire pardonner son geste plutôt déplacé. Mais elle avait sauvé la monture en la cachant ainsi de la petite légion. Kamran n’aurait jamais pu partir à temps puisque sa fuite l’aurait attiré l’attention de ses hommes à la recherche de sang. Bon, Talyane ne croyait qu’elle avait fait quelque chose de mal, mais elle voulait se faire pardonner de cet homme qui l’amusait. Et s’il pensait qu’elle avait fait quelque chose de mal, alors elle l’avait fait.

Le meilleur moyen de retrouver le cheval de Kamran restait de survoler l’endroit avec Veritis. Talyane appréhendait la réaction du vieux dragon puisqu’elle allait encore une fois lui présenter un homme, même si celui-ci n’était pas un autre petit copain. Elle mit deux de ses doigts dans sa bouche et émit un son aigu qui se répercuta sur les arbres de la clairière. Un cri plus lourd, plus grave lui répondit et en moins de deux, un dragon gris tout en muscle s’atterrit devant la minuscule magicienne. Le dragon posa ses yeux dorés étrangement doux sur sa jeune maîtresse. Quand il s’aperçu que la femme n’était pas seule, un grognement rauque se déclencha dans le ventre de la bête qui avança sa tête pour renifler ce petit être qui tournait autour de SA Talyane. Il le poussa avec son museau comme pour l’intimider encore plus. La sorcière soupira, encore une fois, il devait se montrer comme le mâle dominant. Veritis était intraitable. Elle lui tapa le museau avant qu’il décide me manger cet étranger et le fit reculer.

-Allez, ce n’était pas un petit copain, tu peux ranger tes dents et arrêter de rêver de la manger. Veritis, je te présente Kamran. Kamran, Veritis, le dragon de mon défunt grand-père et maintenant, le mien.


-Veritis, tu vas nous aider à retrouver la monture de Kamran que j’ai fait fuir et tu vas nous porter TOUS LES DEUX.

La magicienne se retourna.

-Enfin, si tu veux bien faire un tour à dos de dragon.
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Kamran Chandrakanta
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MessageSujet: Re: On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)   Mar 23 Aoû - 13:26

Concentration… Kamran écoutait les mots de la sorcière au mauvais caractère qui prenait malgré tout le temps de combler ses lacunes dans la langue commune. « Ame »? Il connait ce mot! Ce mot est important chez les gens civilisés. Il revient souvent quand ceux-ci veulent savoir si les sauvages ont la même âme qu’eux. Parfois, il avait eu envie de répondre que non, que l’âme de son peuple était plus noble que celles de ces hommes corrompus par l’arrogance, par l’égoïsme mais en bon serviteur des contrats tenues envers la noblesse, il n’avait piper mot; se contentant de feinter l‘ignorance de celui qui ne comprend pas ou qui n‘a pas la réponse à cette question. Ainsi les arbres avaient une conscience? Découverte surprenante… Les plantes desséchées dans sa terre rocailleuse étaient-elles identiques aux arbres verdoyants de cette forêt? Lui qui pensait qu’elles étaient mortes comme consumer par leur propre soif. Il avait encore tellement à apprendre de ce monde riche et cultivé, tellement d’histoires à ramener et à conter à son peuple. Si son peuple détestait la vie que l’on menait chez les chevaucheurs de dragons, ils étaient pourtant très friands des révélations et des histoires qui faisaient office aussi bien de contes pour enfants que de contes pour adultes.

Foutu n’était pas une preuve d’amour. Soit! D’ailleurs, il l’aurait parié. Cela devait être l’équivalent d’une insulte alors… Comparé à la langue commune, leur dialecte n’avait pas beaucoup d’expressions pour insulter les autres et c’était toujours amusant, à défaut de pouvoir correctement parler, d’envoyer paitre les indésirables avec un mot bien lancé. Kamran hocha la tête pour signifier qu’il pensait avoir compris ce que ces deux mots symbolisaient avant de s‘intéresser à la course des nuages, rappelant le temps qui passait. Il avait tout un programme pour aujourd’hui qui avait foncièrement pris du retard. Il est vrai que ça arrivait souvent, surtout ces jours-ci.

Les soldats avaient fini par quitter les lieux. La forêt s’étaient à nouveau charger de chants d’oiseaux, de bruissements de feuilles et l‘arbre dans cette même élasticité, avait à nouveau courbé sa branche pour laisser descendre ce couple improbable. A nouveau sur le sol, Talyane ne perdit pas un instant pour rappeler à elle le grand dragon. L’imposant animal se posa lourdement, écrasant les hautes herbes sous ses pattes écailleuses. Certains dragons avait la réputation de ne pas être facile, celui là semblait tout particulièrement hargneux et Kamran mit automatiquement la main à son katana lorsque ce dernier s‘avança en grognant. Sans se montrer apeuré, l’indien avait comprit qu’il s’agissait là d’un mouvement d’intimidation et non d‘attaque, il ne bougea pas d’un pas avant que la puissante gueule de l’animal ne le force à faire un mouvement en arrière par le choc du bout de sa gueule dans son buste. Ils allaient bien ensemble ces deux là, aussi caractériel l’un que l’autre! S’il ne finissait pas étranglé par une fougère contrôlée par Talyane, sans doute allait-il être dévoré par le dragon à l’œil doré, le scrutant comme s’il était le pire des scélérats. La bête n’avait pas dû sentir grand-chose au coup de poing de la belle mais fort heureusement, il semblait suffisamment obéissant pour faire taire ce gargouillis rauque qui grondait dans son ventre et quelque peu se calmer.

On ne peut pas vraiment dire qu’il était enchanté de rencontré Veritis. L’accueil qui lui avait été réservé et ce qu’il avait comprit des mots de Talyane lui assurait qu’au moindre geste suspect, celui-ci ne manquerait pas un instant de le croquer. Ne pas paniquer, ne pas avoir peur, ne rien montrer à l’animal qui puisse lui donner l’impression d’avoir le dessus. Kamran restait donc très calme, attendant que sa maîtresse l’ait averti avant de monter sur son dos. Les fois où il avait chevauché un dragon était assez rare, les animaux étant contrôlé de manière assez intense par les autorités. Il n’y avait qu’à voir comment la troupes fidèles s’était dirigé vers eux en apercevant ce dragon.

A peine, Talyane s’était-elle tournée vers lui que Kamran avançait vers le dragon. Cela ne rimerait à rien de les attendre et ça n’avait jamais été son intention. Il grimpa sur le dos de la bête qu’il devinait ne pas beaucoup l’aimer. Qu’il ne s’inquiète pas, le sentiment était partagé. Confortablement installé sur son dos, du moins installé le plus confortablement possible, le dos d’un dragon étant plus large que celui d’un cheval, il attendait Talyane pour pouvoir filer d’ici. Ponmanni était parti dans la direction d’Oredon. Avec un peu de chance, ils n’auraient pas trop de détour à faire avant de le retrouver.



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On ne critique pas la sorcière en colère. (LIBRE)

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